ANASUR- Une nouvelle mésure pour lutter contre l’insalubrité urbaine

Pré-collecteur d'ordures (Photo Badra)

Pré-collecteur d’ordures (Photo Badra)

« Finie la période de sensibilisation, maintenant place à l’action » Tels sont les mots du journaliste Ali Diarrassouba, sur RTI1 au journal télévisé de 20h du 26 juin 2013, pour annoncer le démarrage des actions de sanction par la brigade de salubrité, de toutes les personnes qui, de par leurs activités salissent l’espace urbain de la capitale économique Abidjan (la verdure longeant l’Autoroute de nord). Pour l’occasion, un reportage montrant des policiers de la brigade en question en action. Un Menuiser et une Tenancière de restaurant ont été les premiers contrevenants interpelés. Ou les premières victimes. Le premier est accusé de salir les bords de l’autoroute. La deuxième, coupable de ne pas tenir son lieu de commerce dans des conditions hygiéniques prescrites et acceptables. En direct, le premier s’est acquitté d’une amande de 10000 FCFA. Selon le Commissaire interrogé, cette amende varie part de 10000FCFA à 50000FCFA. Les contrevenants ont la possibilité de payer sur le champ ou, peuvent se rendre aux guichets de l’Agence nationale de Salubrité urbaine (ANASUR) pour régler la note.

Ils ont, d’après le reportage résisté, puis payé, après explication. Pour ce coup, on devrait dire chapeau à l’ANASUR pour l’initiative et cette action. On pourrait déjà saluer ces braves policiers pour cette opération d’éclat. Parce que nos villes sont sales. Très sales. La beauté de notre Abidjan est flétrie par des comportements inciviques. Il faut donc éduquer l’ivoirien, le punir. Parce que un peu de chicotte, peu faire changer. Et il faut du changement. Mais. Oui mais. Car de nombreux beaux projets, de nombreuses belles initiatives et actions ont étéannoncées avec beaucoup de boucan médiatique.Après, rien. Elles sont passées aux oubliettes jusqu’à ce que de nouvelles actions soient annoncées en fanfare pour le plaisir du peuple.

En tenant compte de mon expérience des satisfactions très courtes, (pardon, brèves) des actions et mesures d’éclats prises pour le bien-être des populations et pour que l’ivoirien soit plus fier de son pays, je m’abstiens de toutes félicitations. Je jouerai même le pingre en compliment. L’avare. J’attends de voir l’endurance de ces agents dans l’exercice de leur fonction et dans l’application stricte de cette mesure. Sanctionner tous les salisseurs publiques. Je me garde de toutes acclamations au regard de ce proverbe,  de ce illustre village inconnu, qui dit ‘Si ton sogoni s’est une fois tromper, dit toi, qu’il te trompera souvent.

Ce n’est point du pessimisme. Mais je suis curieux de savoir combien de temps cela pourrait durer. Jusquà quel niveau de satisfaction les agents commis à cette tache feront leur travail selon les règles de l’art. Je me souviens, qu’une année, de telles mesures avaient été prises pour règlementer le petit commerce dans la commune du Plateau. Ou pour assainir la cité Administrative du pays. Les vendeurs ambulants avaient été chassés. Une brigade spécial, doté de beau véhicules mise en place pour traquer les petits gérants de cabines, les vendeuses d’eau, de bananes braisés et quoi d’autre…? Les beaux vigiles, avec leur T-shirt gris, estampillés CIVESS ou je ne sais quoi, ont traqué, traqué, confisqué, saisi les téléphones, recharges… qui ont ensuite disparu…Le Plateau était assaini. Ses trottoirs dégagés. Mais tout fut comme un feu de paille. Chassé, votre nature, je vous garanti, qu’il reviendra en TGV. Les vigiles ont commencé à être les complices, les amis des petits vendeurs des trottoirs. Ils les protégeaient. Et recevaient des commissions. Parce qu’on ne les payait plus régulièrement. Parce que ce projet, une fois mis en route, n’était plus une priorité. Aujourd’hui, en dehors de la Sorbonne qui a disparu, les trottoirs sont plein de tout type de vendeurs ambulants. Le cas du Plateau, n’est qu’un exemple. Un cas parmi tant d’autre que montre la flexibilité de la dextérité de l’ivoirien quand il s’agit de l’intérêt public, de mener à bout un projet, une mesure.

Messieurs les membres de la brigade. Si je me réfère au reportage, et selon votre deuxième contrevenante, votre action doit être juste et impartiale. Il s’agit d’hygiène, de cadre de vie. Donc de la vie. Il faudra traquer toux ceux qui salissent et polluent nos villes. Pas d’exception. Pas seulement les pauvres commerçants, débrouillards. Mais aussi les « grands » industriels, dans les Zones.  Pas seulement les espaces visibles. Allez dans les méandres de nos quartiers. Que les vendeurs de GARBA, n’échappent pas à vos filets afin, que l’ivoirien, bonnement, ne soit pas fier de dire « on aime, c’est doux quand c’est sale ». Il y a ces Lavages-autos de fortunes qui bouchent nos caniveaux. Venez à Abobo, et partez dans toutes les communes, traquer tous ceux qui évacuent leurs eaux usées des ménages sur les voies publiques. N’oubliez surtout pas les Religieux, les Ecoles, etc tous les Afficheurs de la place publique. Oui, ces affiches un peu partout, détruisent le charme de nos villes. La liste n’est pas exhaustive, mais vous savez ce que vous avez à faire.

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