Air Côte d’Ivoire, votre plus beau voyage, doit rester le voyageur

Une escale A Abidjan. Aearoport FHB (Ph.ABC)

Ce billet est un récit d’une partie de mon voyage du Poro au Dahomey.

 Mon tribuniste a toujours fait de moi un défenseur de l’image de notre Compagnie Nationale aux dépends des remarques et critiques de mes amis et collègues d’aventure du programme Connexion Citoyennes porté par le Groupe CFI Medias et Coopérations. Je m’enorgueillis de dire que notre flotte rafistolée compte 10 avions dont 4 Bombardier Q400 de dernières générations et que bientôt, le 11 flambant neuf sortira des fabriques de AirBUS de Toulouse. A ma connaissance aucun pays francophone d’Afrique subsaharienne n’a autant d’avions. Mes amis Boursier Tchibinda, un jeune activiste gabonais, Sally Billy Sow, mondoblogueurs guinéen, Awanabi Idrissou du Benin, Edeh Dona du Togo n’ont jamais compris mon amour pour cette compagnie qui leur avait foutu la frousse au moins une fois, leur avais fait perdre une affaire importante une autre fois pour des raisons de retard.

Ils mettent sous le compte de la raillerie l’amour propre, le patriotisme aveugle que tout ivoirien manifeste. Mais bon, chacun son expérience. La mienne je l’ai vécu plus d’une fois, sans me plaindre. Il n’y avait pas de raisons. Mais voila mon moment de calvaire à fini par arriver. J’ai compris qu’Air Côte d’Ivoire peut vous faire tout perdre sans jamais envisager la simple excuse. J’ai compris qu’Air Côte d’Ivoire, une fois le billet émis, l’argent encaissé, adopte l’attitude de l’Apprenti Gbaka. Pas toujours, mais quand cela arrive, cela se constate, tant dans le discours que dans le geste. Dans la matrice de Air Côte d’Ivoire, prévenir, s’excuser, ou réparer n’existent pas.

 De Korhogo à Cotonou : entre félicitations et ire

 Le sort, me conduit, depuis quelques temps à prendre mon départ dans la charmant Aéroport de la capitale du Poro. L’oiseau volant y arrive à l’heure avec majesté. Vendredi top départ pour Korhogo. Ce vendredi 7 juillet, un moment d’inattention me ferait rater le vol. La clémence des Agents de Korhogo a prévalu. 45 minutes après, A Abidjan, je narguais mon ami Suy Kahofi pour ses mésaventures ses critiques virulentes à l’endroit de la Compagnie au couleur de la nation. Il m’a conseillé la prudence. Chaque individu ayant son aura. Mais voila, qu’il m’avait passé ses mots.

Vol pour Cotonou en retard et à la clé un malheureux sandwich servi. Mon ventre n’ayant pu supporter cet affront, de gens qui le maintiennent entre 19h et 22 h, c’est-à-dire l’heure du diner, pour venir lui servir un repas de soldat en posture de sniper dans un désert.

Et Suy Kahofi de rétorquer « jeune frère,… Attalakou matin, gatelakou le soir ». Une amie, se sentent peut-être touché a pris sur elle de m’expliquer comment les choses se passait en matière de nourriture bord. Et qu’il a eu un retard qu’il faut comprendre. J’étais dans la posture de l’abréaction. J’ai accepté le retard, mais ma navette avait presque foutu le camp. Heureusement que j’avais Boursier Tchibinda, qui m’attendait pour assumer une autre dépense.

Les mots biens choisis pouvant panser les douleurs mêmes atroces, j’avais pris sur moi de montrer dans le ciel depuis les plages de Cotonou, tous nos avions qui fièrement montaient régulièrement et de demander aux autres railleurs de montrer ceux qui portaient leurs couleurs. On s’est mêmes amuser à photographier…Ca c’était le départ.

Un retour dans l’amertume : entre discours décousus et arrogance des agents

Le matin du dimanche 16 avril, vol programmé pour 10h.  Bagages, cheicking-out, au revoir…le tout dans la précipitation. De mon contingent, seul le gabonais et moi étions encore à Cotonou.

Le chauffeur ayant célébré son anniversaire la veille, s’était oublié dans les bras de Morphée. Hop Zem à l’aéroport. 15 minutes de trajets sur des voies tortueuses et le bitume  et nous y voilà.

Premier contact et contrôle, l’agent me signale que je suis le seul a être sur la liste de départ contrairement à tout ceux qui faisaient la moue devant le comptoir d’enregistrement qui se plaignaient d’une chose que je n’imaginais, m’arriverait. Mais voilà, on n’eut même pas le temps de m’écouter, ni de me regarder j’ai entendu: le vol est plein, on va vous mettre sur celui de 17heures.

Ceux qui avaient des correspondances comme moi commençaient à s’inquiéter. Les esprits de ceux en Business s’échauffaient. Tout sauf eux. Hélas, Air Cote d’Ivoire  ne sait pas faire de tris. Chacun veux se renseigner, mais pourquoi écouter un jeune avec sac à dos. Diantre, s’avait été un journaliste blanc, toutes les attentions lui seraient accordées.

 Une élégante dame débordée par les questions se débarrasse vite des clients en demandant de nous adresser aux agents de la compagnie. Elle indiqua un certain M. KEKE, chef d’escale. Un homme au visage grave. Habitué, selon son air à donner des leçons, à trouver des échappatoires. Lui aussi semblait préoccupé ou jouait le jeu hypocritement. Il saisit les deux bagages d’un autre client qui avait levé le ton, pour cet énième préjudice que lui subir la compagnie ivoirienne.

Tout fut dégagé pour faire place à l’enregistrement d’Air France. Je m’inquiétais pour ma correspondance. Quand le chef d’escale, se résolu à m’écouter, je n’imaginais pas que sa réponse serait celle d’un héro en pleine jouissance de sa victoire. Je lui explique que j’avais une correspondance, qu’on m’avait dit que j’étais sur la liste de départ, que j’ai besoin juste d’être rassurer si Abidjan prenait des dispositions, que j’avais une affaire d’une extrême importance…

 

Le mec, profitant surement de la candeur de mon visage se permis de me dire que mon prochain vol est un vol domestique dont pas « important ». Ekiez ! Monsieur, « domestique n’est pas gratuit. » J’ai vite fait de lui glisser un mon sur son impair langagier. Sans pour autant s’excuser il a cru me faire une faveur en ajoutant : « Je vais vous envoyer à Abidjan et vous aller vous débrouiller là bas avec les autres collègues » Sa réponse ne semblait pas me plaire. Il fallait lui rappeler la politesse et le slogan de la compagnie.

Mais voila, avec assurance, il me rétorqua en proverbe ignorant que son interlocuteur aimais bien la controverse.

  • « Si tout le monde prépare pour me donner, est ce que moi seul je peux tout manger ? Il y a eu des perturbations ici, c’est sur que à Abidjan aussi il y a eu des perturbations. » Comme pour me dire qu’il ne pouvait pas écouter et satisfaire tout le monde.
  • Moi : « C’est une fausse question. Monsieur, cela est possible, tout dépend de la quantité que chacun préparerait pour lui…. » KEKE a préféré nous abandonner. Il disparu un moment. Je ne le revu plus, jusqu’a l’embarquement.

L’élégante, mais imbus Dame me revient, sous un air angélique. Elle voulu savoir où j’en étais. Elle finit de m’écouter, elle me répond qu’elle ne peut rien faire pour moi. 30 minutes après, dans mes balades, une jeune dame, mallette d’ordinateur en main, de la compagnie, dans la salle d’arrivée me demande mon Passeport pour un enregistrement. Elle l’emporte et revient des minutes après.

  • « Monsieur, votre dossier a un problème. » Démagogie. En voici une information loufoque et ridicule, mais qui inquiète. Justement, parce qu’Air Côte d’Ivoire a compris que la méthode de l’effroi est efficace quand ses agents n’ont pas de solution. Leur vocabulaire devient instable.

Problème veut dire problème. Que e ne suis pas en règle et que je devrais la fermer. Elle me revient à nouveau avec un autre discours :

  • Elle : « Monsieur voulez vous prendre le vol du demain ? » Haaa, mais cette fille ne sait-elle pas que j’avais autre chose de plus urgent à faire.
  • Moi : « Allez vous me loger ? » Elle m’informa qu’elle ne sait pas qu’il faut d’abord que je réponde par Oui ou par Non, et qu’elle irait s’informer sur la possibilité de ma requête. Voyant un autre coup venir, j’ai du décliner l’offre. Elle s’est même permisse de m’indiquer un client, jeunes tchadien qui attendait depuis 3 jours. C’était un outrage. Des agents formés qui prennent tant de plaisir à profiter de la souffrance des autres.

17h, l’oiseau se pointe. Pile à l’heure. Les esprits ont eu le temps de se calmer. Embarquement. Je n’eu pas le temps de voir le vol. Sommeil. A Abidjan, je me présente à l’agence de la compagnie. Une enfant pleure parce qu’on lui vient de lui dire que son vol est reporté. Mon tout arrive. Le Jeune monsieur, prend mon billet, appelle je ne sais qui. Lui explique qu’il est vital pour moi d’être à Korhogo avant 8h. Sinon je devrais attendre jusqu’au 5 septembre. Le Monsieur reçoit ses instructions et m’annonce la froide nouvelle : « Votre billet n’a qu’une durée d’un mois. Nous pouvons vous délivrer une attestation de non embarquement, que vous ferez valoir. Et nous vous mettrons dans le vol de 14h. C’est la seule chose qu’on peu faire. » Je me permis de lui dire «  que c’était impossible ». Vol de 14h, arrivée 15h avec les marges d’arrêt et de descente, il sera à 16h à mon Rendez-vous.

« Attestation de non embarquement ?» C’est quoi ce document ? Vous n’êtes pas crédible verbalement, pourquoi vos documents le seraient. Avec amertume je quittai l’office. Nous roulâmes de nuit pour répondre à 8h pille au rendez-vous avec les yeux réclamant sommeil. Allons dire demain, que critiquer la compagnie nationale, c’est écorner l’image de la nation. Rien de rien. Vous êtes des commerçants. A bientôt, pour mon nouveau vol. Je vous ai offert un billet retour en acceptant de la sacrifier. Le client endosse, chez vous vos erreurs.

2 Commentaires

  1. Ladji Siratigui, ces gens ne sont pas sérieux et cette compagnie partira de sa belle mort tres bientot, un jour un Deputé de la Nation me racontait comment il avait manqué de s’evanouir face à l’impolitesse d’une des employés. Et cela malgré qu’il avait declaré sa fonction a cette employé surement arrivé de son village natale pour etre à ce comptoir. L’employé avait hélé une autre dame en disant: « Tanti, il y’a un Mr ici qui parle baucoup là, vient voir »….. Moi un arrogant de labas, m’avait lancé que je pouvais prendre la route pour rejoindre cotonou lorsque je me suis plaint d’un changement dans leur programmation! Kahofi Suy Dit Môgôba, dis à nos gens que affaire de avion, c’est pas forcé!

    1. Merci pour ce retour d’experience. Air Cote d’Ivoire est trop euphorique de ses résultats précoce. Les agissements des ses agents ne riment point avec le slogan de la maison. Mais bon ce sont des Africains, ils comprendront un jour.

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