Abidjan sous l’angle de la couleur de ses taxis communaux

Dans 3 jours, Abidjan sera la capitale de la Francophonie. 4000 athlètes, 700 journalistes etc sont attendus pour les 8e Jeux de la Francophonie qui s’y dérouleront.

 Au delà des remous sociopolitiques de ces derniers temps comme le décrit le blogueur Georges Kouamé, les organisateurs et l’Etat de Côte d’Ivoire veulent offrir aux ivoiriens et aux invités, les plus beaux jeux de l’histoire. La ville est déjà pavoisée de drapeaux aux couleurs chatoyantes des pays participants. Aux points chauds des ballons annoncent les futures fêtes : Rond point Akawaba à Port-Bouet, Carrefour St Jean à Cocody, enceinte de l’Hôtel du District au Plateau.

Abidjan, Commune de Cocody, une rue aux couleurs des Jeux (Ph.ABC)

Mouvementée, la ville le sera durant ces 10 jours de partages de l’esprit francophone, d’enrichissement de la diversité des autres. Le flux des participants s’observent déjà aux différentes. De tous les Horions, les athlètes de plus de 84 Etats et gouvernements membres de l’OIF, sont déjà en marche vers Abidjan ou à ses portes.

Dans ces mouvements de masse d’hommes, de femmes, de jeunes, il est essentiel de connaitre les bons endroits en quelques points. Sonia Lagozi a sorti la boussole pour indiquer où. Il faut certes connaitre ses lieux, mais aussi savoir comment s’y rendre.

Pour ceux qui ont déjà visité la capitale économique ivoirienne, qui compte 10 communes savent que la diversité des moyens de transport et du tarifs des itinéraires varient selon les communes, le type de véhicules, la distance à parcourir, la capacité de négocier, la moralité du chauffeur.

A Abidjan, on se déplace facilement, et à tous les prix. Il y a les Bus de la SOTRA, les Gbakas, les Taxi-clandestins, les taxis VIP, les Taxi compteurs, mais aussi et surtout les Woro-Woro ou Waren.

Les clients, comme les prestataires s’en sortent toujours satisfaits. Tout le monde peut parler français, et les automobilistes connaissent presque tous les endroits. Dans cette diversité des moyens de transport qui s’offrent aux usagers visiteurs, les Wôrô-Wôrô. Wôrô-Wôrô  signifie littéralement en Dioula (deuxième langue après le Français), Six-Six ou 30Francs-30Francs. Les interprétations de cette dénomination sont nombreuses.

Les Wôrô-Wôrô sont les taxis communaux. Ils assurent le déplacement de proximité. Ils ne sortent pas du périmètre de leur commune sauf à quelques exceptions. Leurs tarifs varient entre 100 Fcfa et 500 selon la distance et la commune. Leurs conducteurs manipulent le volant, comme tout bon conducteur de Formule 1. Ils peuvent démarrer à 100 à l’heure, écouter la musique, souvent la cigarette en main, klaxonner, injurier, faire la monnaie, et s’arrêter brusquement quelques soit la vitesse pour récupérer un client. C’est un combat contre le temps et une course pour avoir la recette.

A Abidjan chaque commune à sa couleurs de Wôrô-Wôrô. Les couleurs Jaune, verte, Bleue sont dominantes, mais les couleurs distingues les Wôrô-Wôrô des autres vehicules de transport.

Trois couleurs dominent. Justes des bandes Bleues, Marons, Blanches les distinguent. Ainsi nous avons : Les jaunes (Port-Bouet, Cocody et Abobo), Les verts (Adjamé, Attiecoubé, Treichville, Koumassi), Les Bleus : Marcory, Yopougon et une partie d’Attiecoubé).

Dans les détails, nous avons  selon les communes, les couleurs suivantes :

  • Port-Bouet : Le Jaune est la couleur. Une bande bleue ceint le véhicule. La proximité du Quartier Abattoir d’avec la commune de Koumassi autorise d’autres Waren de la commune voisin à faire un itinéraire qui part du Grand-March de Koumassi aux environs du Centre Pilote de Port-Bouet.

Taxi communal de Port Bouet (Ph.ABC)

  • Dans la commune du Maire NDOLI Raymond, les Waren sont peints en Vert. Mais on y trouve souvent et à cause de la proximité des Waren, Bleus foncés de Marcory et Jaunes de Port-Bouet.
  • Marcory et Treichville; difficile de les manquer. Ils ont la couleur Bleu foncée avec un ou deux traits Marron. Ces mêmes taxis desservent la commune voisine, Treichville en passant par le marche de Belle-ville. Ils suivent une ligne droite jusqu’a environ de la Gare de Bassam.

Taxi de Marcory ceux de la commune de Yopougon sont identiques. Seule la bande blanche les distingue. (Ph.ABC)

De l’autre coté des ponts, nous avons les communes du Plateau, d’Adjamé, d’Attiecoubé, de Yopougon, de Binger-ville et d’Abobo.

— Le Plateau, commune centrale, n’a pas de Woro-Woro en tant que tel. Mais on y trouve de nombreuses gares de Taxis-clando, qui mènent une concurrence illégales v dure aux Taxis-compteurs.

— A Abobo, tout comme à Cocody les tendances sont au Jaunes. Nous avons respectivement le Beige avec deux bandes marron et le Jaune pour l’une et l’autre commune.

–Les communes voisines d’Adjamé et d’Attiecoubé partage la couleur verte.

 — Yopougon, le Bleu ciel marque de ces vehicules de transport en Commun. Il parcoure la commune d’un bout à l’autre. Ceux qui sont du coté des Toits rouge ont une permission d’arriver à Locodoro, ce village qui fait parti de la Commune d’Attiécoubé.

— Enfin Bingerville, deuxième capitale patres Grand-Bassam. Les Taxis sont rouges. On les confond souvent avec les Taxi-compteur ou (Les Tomates) mais les usagers savent distinguer un Woro-Woro d’un Taxi compteur à l’allure et à l’aspect.

 Maintenant que vous connaissez notre ville à travers les couleurs de ses taxis, il vous reste à les expérimenter. Cela reste une autre aventure.

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