Chinoiseries dans l’Université Bling-Bling (7e partie): Affichage « Macabre »

Ce endroit est juste en dessous de la Présidence de l'UFHB (Ph. ABC)

Ce endroit est juste en dessous de la Présidence de l’UFHB (Ph. ABC)

Macabre est devenu par la force des choses, une expression célèbre en Eburnie. Une Miss s’est permisse dans de qualifier le comportement de ses compatriotes vis-à-vis de leur environnement de macabre. Il faut le reconnaitre, elle était à cours de mot dans son improvisation préméditée. Et les ivoiriens ne se sont pas fait prier pour lui faire un complément de prénom : Miss Macabre. Pourtant dans le fond, l’ivoirien est à éduquer pour améliorer son rapport quotidien avec son milieu de vie. Ce rapport n’est rien que le produit de ce que les politiciens ont établi, ont voulu. Il y a des taxes –incompréhensibles – de collecte des ordures ménagères sur les factures d’électricité alors qu’on n’a jamais vu la CIE collecter des ordures dans les ménages. Mais bon, c’est aussi cela l’envers de l’émergence. Nous empruntons donc l’expression à la Miss Côte d’Ivoire Macabre qui vient de laisser sa couronne sertie de diamants à une autre il y a quelques semaines. Pour l’événement les dons ont plût comme les pluies de ces derniers temps. Et le très controversant et boulimique Victor Yapobi, – M. Miss Côte d’Ivoire – était heureux. Ces pluies, une fois encore viennent à point pour aider à tester la qualité des infrastructures émergentes et donner à quelques opportunistes de la République, dans idées pour encore « bouffer ».

Revenons à nos moutons bling bling. Jetons un regard sur un fait banal. Comment on affiche dans l’espace universitaire ivoirien ? Pourquoi ce qu’on retrouve sous les ponts et panneaux de signalisation dans nos capitales, est reproduit à l’identique dans l’espace des intellectuels ? Ce fait laisse à voir qu’il y a de la barbarie dans l’agir des uns et des autres vis-à-vis de l’environnement. Une sauvagerie qui détruit l’esthétique des lieux et agresse la beauté de la nature bling bling de nos Universités hyper tuiner. Dans tous les cas, on ne pouvait s’attendre à mieux, à d’autres attitudes que celles qu’on observe. Tout semblait bien prémédité. Il faut laisser des poches trouer pour justifier la nécessité de l’intervention d’un tocklo tocklo, pour engager des travaux non prévus, pour bouffer. C’est ainsi AU PAYS DES ELEPHANTS où, de plus en plus malgré, les performances chantées à la TV nationale, la corruption gagne du terrain. Mais cela ne nous regarde pas. Voilà les faits : Affichons sauvagement, où on veut, quand on veut, même si c’est interdit par des règlements.

Affichage de Résultats de sociologie . Murs et Portes à contribution. (Ph. ABC)

Affichage de Résultats de sociologie . Murs et Portes à contribution. (Ph. ABC)

Les penseurs de l’Université du départ nouveau, n’ont apparemment pas pensé que l’africain de Cote d‘ivoire aime s’afficher et afficher là où il ne faut pas pour mieux se faire voir. C’est une attitude stratégique. Une bonne leçon de communication qui ne s’enseigne dans aucune école. Mais ceux qui le font le savent par intuition. Et c’est une intuition efficace. Dans le nouvelle environnement OBV (Murs : couleur orange, Affiches : couleur blanche, Gazon : couleur verte), les étudiants, les syndicats, les enseignants, les administrateurs du CROU, les ivoiriens  et non de ces lieux, ont pris l’habitude de mettre des affiches n’importe où. Le constat turlupine. Trouble à la limite. Tout est trop beau pour être vrai. Trop vrai pour croire. Mais hic. Rendez-vous devant les facultés au moment de l’affichage des résultats, l’évidence rattrape la réalité que de simple tableaux d’affichage à la dimension du publique des lieux, n’ont pas été prévus. Dans quelques facultés, de petits cadres ont été fixés ; mais restent incapables de contenir la grandeur des surfaces étalées des Procès-verbaux d’examens. Alors les murs viennent à la rescousse. Ensuite les portes, les couloirs, l’intérieur des toilettes et pour finir les arbres.

A l’UFHB on peut distinguer plusieurs catégories d’afficheurs « Macabres »

  • Les administrateurs des départements, de la Présidence, de la Scolarité centrale (pour résumer cette catégorie): ils font de leur mieux, pour coller là où les étudiants peuvent avoir accès à l’information. Dans les départements, lorsque le moment de la publication des résultats vient, murs, portes, morceaux de contre-plaqués trouvés selon le hasard et la nécessité, font l’affaire. A la Présidence de l’UFHB comme à la scolarité centrale, les vitraux, les murs, les niches de passage de tuyaux sont des panneaux d’affichage.
  • Les associations, ONG, Syndicats, annonceurs d’évènements : Ce sont les plus terribles. Eux ne privilégient aucun espace. Pour mieux dire, tous les lieux sont bons, pourvu que l’ombre d’un homme y passe. Ils mettent à contribution toutes les surfaces planes, plate ou non : bornes de délimitation de routes, arbres (les syndicats sont même les champions de ce choix) ; couloirs, murs, arbres, toilettes,…partout où le bon Dieu conduit leurs pas. 
  • Le CROU A. Cette institution a quelque chose de spéciale. Son règlement intérieur interdit l’affichage désordonnée et sans autorisation en son article 13 : « Les résidents peuvent mettre des affiches dans la cité, après l’accord du chef de la cité, à des endroits prévus à cet effet. » Quel endroit a été prévu à cet effet ? Pourtant elle-même ne donne pas d’exemple. Elle déroge à ses propres règles. Autrefois, dans les couloirs des bâtiments, il y avait de petits tableaux. La réhabilitation les a fait disparaitre. Et il est impérieux pour ne pas laisser l’anarchie s’installer, que la Direction de cette institution songe, à faire des économies sur l’entretient des gazons pour doter chaque palier d’un petit tableau d’affichage. Cela lui servirait, puisqu’elle-même affiche sur les murs. Peut-elle qu’elle a un pass spécial.

Il faut s’arrêter à ces catégories, à ces groupes, qui s’ils avaient trouvé des lieux indiqués, certainement n’afficheraient pas là où il ne faut pas. Les tableaux d’affichage, simple à concevoir sont des lieux de socialisation et de contrôle. Aussi, faut-il que les autorités de nos Universités prennent leur responsabilité en sanctionnant toux ces groupe, qui pollue l’espace collectif. Shalom.

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2 Commentaires

    1. Ha ha cher Benji…Non, Notre université n’est pas Macabre ho…elle est Bling bling…avec, comme tu le vois quelques macabreries…Mais laisse moi te faire bientot le point 8 de la serie bling bling….

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