Tu cherches ta diaspora? Laisse-moi te dire où la trouver et à quoi elle sert

Avec des expatriés en plein Europe de l'Est (Ph.Badra)

Avec des expatriés en plein Europe de l’Est (Ph.Badra)

Il paraît que l’Afrique a atteint 100 millions d’utilisateurs de Facebook. Wouahou, que c’est  un bien beau score pour le créateur de ce réseau social et son business! Un ami, à propos de ce record africain estime que ce n’est que le début. Ce chiffre va aller crescendo.

Je parie que parmi ces millions de comptes, il y a au moins une bonne partie consacrée aux brouteurs, c’est-à-dire ceux qui arnaquent quelques Blancs fortunés ou pas, qui se font passer pour des cons à plumer. Il y a aussi un bon nombre de comptes créés pour chercher son blanc ou sa blanche. Il y a des comptes créés pour le bon usage et enfin pour ne pas allonger la liste, il y a ceux qui créent des comptes, dans le seul but de demander des devises étrangères, des montres, des ordinateurs portables, des parfums…chaque jour aux parents qui sont derrière l’eau : un membre de la famille qui soit se cherche encore en travaillant au noir, soit mène une vie paisible parce qu’ayant ses papiers, ses enfants et une bonne femme. Ou enfin, au parent qui a véritablement réussi en intégrant la haute société et qui n’hésite pas à dire quand il revient dans son pays ou un autre du continent pour une quelconque raison : « Je vais en Afrique », comme si l’Afrique, ce continent de 54 Etats et gouvernements, était un pays.

Un ami qui fait forcément partie des trois catégories de diasporas citées dessus semble chercher sa diaspora. C’est-à-dire ses parents. Ceux qui viennent précisément du même pays que lui, car à l’étranger, tous les Africains s’appellent : mon frère. Lui, je parie que la solitude a motivé son avis de recherche. Si ce n’est la solitude, alors c’est le constat amer d’une diaspora ivoirienne bien en lambeaux qui le choque. Dans sa solitude, dans son isolement, au pôle Nord, il refuse le propos injuriant qui considère l’Afrique, comme un pays. ‘Je vais en Afrique?’. Combien d’expatriés européens en Afrique, qui en fin de mission ou en partance pour leurs vacances, disent, « je vais en Europe » ? Combien ? Ils disent avec précision : « Je vais en France », « Je vais à Genève », « je vais à Istanbul »…

Tu as raison mon cher. Mais combien de personnes pensent comme toi. Je jure qu’il est meurtri dans son cœur, lui le super organisateur, quand il voit que ceux dont on se moque ici en Côte d’Ivoire et qu’on taxe de moins développés chez eux sont plus solidaires, plus organisés à l’étranger que l’Ivoirien. Je pense qu’il n’a pas d’autre choix que de choisir ses amis parmi les autres Africains et de fuir ses compatriotes. Ils vivent dans un semblant de suffisance, ils vivent dans la méfiance et dans le mépris. Un mépris que les sourires hypocrites ont du mal à dissimuler souvent. Je ne me tromperais pas en disant, encore, que lui aussi a remarqué que l’Ivoirien n’aime pas  »gâter son nom ». Mais ne nous éloignons point du sujet. Je voudrais t’aider à retrouver ta diaspora et te dire à quoi elle sert. Ce que je dirai est relatif. Chacun son point de vue, sa façon de voir et de vivre les choses. Ma réponse est subjective, personnelle. C’est pourquoi elle est mienne.

Ta diaspora, tu la ne trouveras jamais, comme tu l’espères. Tu la trouveras là ou il y a les fesses, l’alcool et les débats politiques. Dans les clubs, dans les boîtes de nuit, dans les boutiques chics…

J’ai été en Turquie, à Istanbul, ville de plus de 17 millions d’habitants. Pays entre l’Europe et l’Asie et qui demande son entrée dans l’UE. Les deux rares Ivoiriens que j’ai vus m’ont été présentés par un Guinéen. Un Alpha. Mon ami Alpha, rencontré dans mes pérégrinations au détour d’une rue, devant son étable de montres. Après l’achat d’une montre, il m’a offert une deuxième chinoiserie à la moitié du prix de la première. Il m’a demandé les nouvelles et m’a invité avec insistance à lui tenir compagnie durant la vente. Il m’a filé les bons plans pour Africain. Le lendemain, il m’a introduit dans sa communauté. Nous avons pris le thé, parlé de politique, mangé du riz. De l’appartement de 24m2 où ils vivaient à 13 à la résidence du Guinéen qui avait le plus réussi à Istanbul, Alpha m’a introduit comme si j’étais un frère en visite d’Etat. Le lendemain, il m’a fait faire le tour de la ville. Mes deux frères ivoiriens étaient trop fiers de quitter leur appartement, pour faire découvrir la ville à cet autre frère ivoirien qui se disait en vacances. Ils étaient trop occupés à câliner leurs jouvencelles turques. M’accompagner serait abandonner un instant de plaisir. Les autres vendaient l’été et travaillaient l’hiver dans les fabriques. Eux dormaient et se bronzaient l’été et travaillaient l’hiver. Diantre, ne devais-je pas aussi me permettre de dire que je suis en vacances? « Alors mon frère, si tu es en vacances, il faut que tu nous reçoives. » J’ai vite compris qu’ils avaient évalué mon potentiel financier et qu’ils me dépouilleraient de mes petites économies et même peut-être de mon billet retour… Mon ami  Alpha, le Guinéen, lui m’avait reçu, m’avait plongé dans l’ambiance africaine. On a parlé dioula, peul, mano, wolof, sosso… On a plaisanté et ma seule dépense à son endroit fut le prix d’un bon kebab, rien de plus. Pour lui l’argent est sacré et au pays on en avait besoin. Alpha, durant les 3 jours de notre rencontre était toujours dans la même chemise, les mêmes chaussures, le même jeans. Mes frères, eux, avant de me mettre à la porte de leur appart ont dû mettre quelque chose de chez Zara. Bref…Tu vois  ta diaspora voulait « abuser de moi ».

J’ai été en Moldavie. Pas loin de l’Ukraine et de la Russie. Là où c’est chaud en ce moment. Là-bas on parle russe, roumain et français. Connais-tu la Moldavie? Les Noirs y sont rares. Je dirais très rares. Tu comprendras que quand on est rare quelque part, la nécessité du regroupement devient un réflexe. Mais ma diaspora pense autrement. Dans ce bled, une musique de Magic System, me fit sortir de moi. Quoi? Les magiciens ici? Allah est Grand. Des gens qui ont de la peine à s’imaginer qu’un pays du monde s’appelle Côte d’Ivoire, joue du Magic System. Mais il y a de quoi être fou un instant, crier et danser en pleine ville. Ici, ma diaspora était des footballeurs. Ils venaient de remporter le Championnat national. Ma diaspora donnait une fête. Il y avait des filles, belles à couper le souffle, de la musique, tu sais, de l’alcool. Là encore, j’ai été introduit grâce à des amies camerounaises et sénégalaises. Des communautés très bien organisées pour résoudre les problèmes de scolarité, d’appartement, de nourriture, de santé, de loisirs. Les miens étaient trop occupés à se tailler des pipes, à danser en montrant leurs caleçons de marque Dolce, Nike, Kenvelo…Ma diaspora a à peine levé la tête pour me considérer. Chacun était un peu occupé à danser, boire et guetter sa Moldave. Ils n’avaient pas tort. Dans ce bled, le froid tue. Quand la vodka viendrait à manquer, une femme ferait l’affaire dans cette prison de pays, où sortir est aussi difficile qu’entrer. Dans ce coin, ma diaspora se prélasse au soleil quand il n’y a pas de rencontre de football ou école. Les autres grouillaient en dehors de l’école et des stades.

J’ai été à Québec. Comme on le dit. Là où tu sais. La première catégorie de ma diaspora était constituée de tous ces cadres du pays, qui s’inventent des missions au compte de l’Etat.Toujours cravatés et prêts à aller faire les boutiques, lécher les vitrines et à prolonger le séjour. Ils ne sont pas de la diaspora, mais ce sont des gens qu’on rencontre. Cette diaspora ou ce type d’individus, quoi que proche de moi professionnellement n’avait pas mon temps. Moi j’aime trop les choses d’en bas. Je suis trop émotif, j’aime trop l’Afrique, pardon la Côte d’Ivoire. Je compte mes dollars, je les convertis d’abord en Cfa avant d’engager toute dépense. Eux ils dépensent, c’est l’Etat qui paie. Alors le hasard et le destin me mettent devant un autre type de diaspora dans une supérette de Laval. Une fille que le Bon Dieu a bien dessinée. Jolie et innocente. Elle cherchait un boulot de vendeuse pour les vacances. Au moins une qui veut se rendre utile. Une, deux, trois, quatre… questions, la go s’est éclipsée, pensant sûrement que j’étais un espion de Ouattara – comme ils aiment souvent à le dire tout bas – ou que je voulais lui demander un complément de dollars pour m’acheter un sandwich avec toutes les taxes qui vont avec à Québec. Mais non ma chérie. Moi je ne cherchais que la chaleur du pays. Nostalgique de l’accent ivoirien. Enfin, quand j’eus la bonne nouvelle, qu’il y a des endroits pour ma poche, j’ai vite sauté dans le Métrobus fait de retrouver DOLLARAMA. Youpiiiiiii. Tu connais bien ce coin. Un endroit que Dieu a inspiré aux Canadiens pour les Africains de ma clique. C’est le seul endroit où les gens comme moi peuvent se permettre de remplir un chariot de souvenirs et chinoiseries pour nos parents très en attente toujours de quelque chose quand ils apprennent que tu as voyagé. J’ai rencontré en cet endroit ma diaspora. Elle est facile à dénicher. Elle ne fait jamais le premier pas, elle  attend que tu agisses, sinon elle se casse la main dans la poche. Dans tous les cas, personne ne mange chez quelqu’un. J’ai vu des jeunes, des étudiants. Mais tu sais, j’ai eu une intuition. Quelque chose me disait que c’était ma diaspora. Vêtus comme le DJ Molaré ou le Yorobo 2 fois coramane, ils étaient tous flanqués de filles belles comme le diable. Ils scrutaient les rayons les plus chers de Dollarama, quand tu sais qu’à Dollarama tout est entre 1 et 2 dollars.  Encore quelques questions d’usage, un échange entre fiers éléphants. Les petits vivaient en dollars. Mais j’avais ma calculette convertisseuse. Voilà encore ta diaspora. Là-bas on ne va pas se chercher. C’est trop loin. Aucune barque aux côtes du Maroc ne peut y conduire quelqu’un. Là-bas, on va justifier et gaspiller la richesse mal acquise de papa. As-tu vu ta diaspora ? Quittons cet endroit.

Passons. T’ai-je déjà parlé de ma diaspora sud-coréenne ? Le bonheur et la nécessite m’ont conduit au pays de Samsung, de Kia, de LG. Séoul. Ha Séoul ! Sept heures de différence horaire. Le déboussolement total. Un coin perdu de la terre où les gens aiment travailler. A Séoul, il y a les Nigérians. Eux ils sont partout. Et je ne doute pas qu’il y ait des Sénégalais aussi. Mais nos frères anangos ne se mêlent jamais aux autres. Leur couleur, leur accent, leur allure de gourou les distinguent des autres chercheurs; Eux, ils sont dans le business, les kens de millions. Nous on s’amuse. Dieu merci, j’étais loin de Séoul. À Iksan. Un village où l’université est dix mille fois plus belle et plus sérieuse que toutes les universités peintes à coup de milliards de FCfa par Bacongus et sa clique d’augmenteurs d’inscription pour fabrique d’enfants de pauvres. Wonkwang Univerity fait rêver. Je vous assure. J’y ai vu pour la première fois de ma vie, ce qu’on appelle gazon synthétique. Ne m’en voulez pas. Je viens d’ici. Je viens d’Afrique. Et dans mon pays, je n’en avais jamais vu, jamais foulé. Dieu merci ma diaspora était africaine. Une dizaine. Mais eux parlaient anglais. Moi aussi. Quelquefois, je m’en sors bien. Quand Allah m’inspire, c’est fluide, comme l’eau de la bagoué à Boundiali. Là je ne te dis pas. On applaudit le Noir quand il entre dans un bus ou un super marché. Noir exquis, Noir exotique. Ma couleur je t’adore. Tu fais souvent de moi, un objet de curiosité. Les deux Gabonaises qui avaient le malheur d’être dans cet isolement à mourir pour leur études ont sauté, jusqu’à toucher le ciel à la vue d’autres frères de couleur. On partageait le repas, on allait danser le soir. On revenait ivre. Pour quelques uns bien sûr. Mais moi. Ma diaspora. Mon seul ivoirien ne daignait me visiter que quand il voulait voir mon Haïtienne d’amie et de voisine d’hôtel. Ha, elle avait de ses rondeurs ensorcelantes comme les Ivoiriens les aiment. Son sourire faisait fleurir les fleurs d’hibiscus encore boutons. Sa peau était d’une douceur de soie de premier choix. Hum. Tu vois, cette magnifique créature était la seule raison suffisante pour ma diaspora de se rapprocher de moi. Je ne plains pas ma diaspora à ce niveau hein. Tu sais une fille coréenne n’est pas facile à conquérir. Alors faut faire entre nous quoi. Mon amie été belle comme l’Hélène de Ménélas que Paris a ravie, charmante comme Circé et marchait comme Pocahontas. Tu vois ce qui attire ma diaspora ? Mais n’oublions pas le point de départ. Ma diaspora est toujours surprenante, mais se trouve là où j’ai indiqué au début.

J’ai vécu en Roumanie. A Bucarest. Beau pays, une belle capitale. Les filles en été sont sublimes, elles marchent comme des princesses. En hiver, elles sont chaleureuses. Mon hiver en Roumanie fut cruel. Mais excitant. Là, ma diaspora était étudiante. J’ai pu la retrouver grâce à la diaspora guinéenne et sénégalaise. Toujours disponible. Bien organisée. Solidaire. Les Guinéens ne font point de distinction entre forestier ou Peul ou pro ceci ou pro cela. Je ne sais quoi encore. Un Guinéen à l’étranger est un fils du pays, un frère. Les Gambiens se mélangent aux Sénégalais. Personne ne parle de sa particularité. Tous sont unis par l’origine, par la langue, par la religion. Avec cette diaspora, j’ai fait ramadan, tabasky et tous les vendredis qu’Allah m’a permis de connaître dans ce pays. Quand j’eus l’occasion de rencontrer ma diaspora, des fils et filles cachés de ministres, de préfets, de directeurs qui ont des comptes en milliers d’euros, les premiers échanges furent autour de bonnes bières, de bons vins, en compagnie de belles gos. Une diaspora hypocrite qui admet selon des critères ethnico-géographico-politico-religieux. D’abord mon nom. Ensuite ma religion. Le nom, malheureusement dans mon pays te met dans la catégorie des pros ceci ou pros cela. La méfiance les conduisait à choisir leurs mots, les sujets de conversation. Et quand ils s’égaraient, j’entendais « vieux père, on ne parle pas de toi hein. » Des jeunes qui n’ont pas encore digéré une défaite qui ne les concerne même pas directement. Eux ils ont eux la chance de s’enfuir au Ghana. Mais que dire de ceux qui sont morts, qui ont perdu leur concours, leur travail, leur père…pour un conflit idiot. J’avais une diaspora de luxe. Femmes, clubs, appartements privés et individuels. Chacun dans son chacun quoi. Il ne faut pas s’étouffer quand on sait que papa, chaque mois enverra 1000 euros au moins comme argent de poche. Des inconscients qui pouvaient boire 300 euros nuit et appeler à 4 h du matin pour aider à régler la facture avec une carte bleue en attendant le mandat paternel. Ma diaspora pouvait se permettre de prendre de vacances hors du pays hôte. Alors qu’à côté, la diaspora sénégalaise vivait en communauté. Les Guinéens même m’ont plongé dans une ambiance de sauce arachide tous les jeudis. Les miens étaient abonnés aux fastfoods réputés : Mac Donald, Spring times, KFC, etc. Tu vois ici ma diaspora gaspille. Elle s’en fiche. Et quand elle rentrera, elle trouvera un boulot grâce à papa.

Voudrais-tu que j’allonge la liste en te parlant de ma diaspora parisienne? Elle n’a jamais eu le temps pour moi. Elle se plaignait de mes appels trop nombreux. Elle habitait toujours loin et ne donnait des rendez-vous dans des endroits publics : Place St.Michel, Moulin Rouge, etc. Elle est toujours préoccupée par les questions inessentielles. Elle est méfiante. Elle passe son temps à poster des vidéos d’injures sur Youtube. Elle est organisée en groupes idéologico-politique et ethnico-religieux. Ne faut pas perdre son temps. A Paris, faut chercher ton groupe. Voilà. Moi elle m’énerve. Mais dis-toi qu’elle contribue idéologiquement à alimenter les débats à distance. Et quand elle amasse une bonne fortune, elle s’achète un billet moins cher pour aller frimer au pays dans des voitures de luxe. Ce n’est pas ADO seul qui va faire émerger le pays hein.

Devrais-je te saouler encore avec ma diaspora hollandaise ? Elle à la chance d’être à côté d’un président ivoirien. Elle peut de temps en temps lui apporter même de la bouillie de riz, de mil, de mais. Je parle de Seplou, du Lumumba ivoirien, du Mandela du siècle, lui qui a si bien compris la démocratie qu’il se retrouve dans une cage de luxe. Comme le père et le fils sont en un même endroit, ma diaspora ivoirienne est divisée en RHDP et LMP. Les héros et les zéros. Les aigris et les heureux. C’est ainsi la vie. Une dualité. Ma diaspora critique le Blanc qui l’héberge, qui lui offre le toit, la sécurité, la nourriture, le travail. Elle est bien consciente qu’elle est dans un pays de droit, statut qu’elle refuse à la Côte d’Ivoire, pour la simple raison que celui qu’elle aime est en cage. Si tu te trouves en ce pays, n’oublie pas tes couches hein.

Bon mon frère. Je suis épuisé. Si dans tout ça tu n’as pas encore trouvé ta diaspora, on peut plus rien faire pour toi.

Ta diaspora sert à dilapider l’argent amassé par nos gouvernants sans scrupule. Aux dernières nouvelles on apprend que le fils d’un ministre d’Etat de la République est rentré en Jet privé et a été accueilli avec tous les protocoles dignes du rang de son père. Vois-tu, les hommes sont pareils. C’est le peuple qui est idiot.

Ta diaspora est là, elle t’attend, elle t’appelle, mais retiens qu’elle est encore à rechercher la réponse à des questions futiles : « Tu viens de quelle région ? Tu es de quelle religion ? Qui a réellement gagné les élections ? » Pourtant, elle devrait savoir que jamais un vainqueur ne finit en prison. Si l’origine devrait être condition d’intégration, alors cher ami, reste dans ton coin. Parce que ton nom dit tout? Il dit que tu viens du Nord, même si ce n’est pas important. Il dit que tu es musulman, même si c’est pas évident. Il dit que tu es rebelle ou RDR ou frère de FRCI, même si c’est à vérifier. Comme si RDR ce n’est pas ivoirien, FRCI ce n’est pas l’armée nationale… Mais bon, c’est essentiel pour certains. Les préjugés et les stéréotypes ne sont pas seulement faits pour les autres. Entre fils d’un même pays, d’une même nationalité, ils foisonnent. Dieu te garde et n’oublie pas de te protéger du blizzard. Car tu n’as pas encore trouvé ta diaspora et si tu meurs de froid. Ta diaspora restera sourde à tes SOS.

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